Lever à 3h30, enfin réveil à 3h30... Évidemment il pleut et le sol est une énorme flaque de boue dans laquelle baigne notre tente... On range rapidement nos affaires trempées que l'on tasse dans la voiture (heureusement rangée la veille), et on essaye de sortir du campement. Rien de mieux qu'un petit bain de boue pour se réveiller (enfin pour Louis, c'est lui qui poussait). Et après finalement plutôt peu d'échecs on finit par réussir à partir pour le port. On retrouve rapidement une file de 4L qui nous rappelle un peu trop le périph parisien...
A 5h, on se gare sur le parking du port. On a eu beaucoup de chance, un des premiers bateaux à partir n'était pas assez plein, donc ils ont choisi notre file pour le remplir, grillant quelques centaines de mètres de queue. On est donc arrivés assez tôt au Maroc, vers 10h.
Contrairement à (presque ?) tous les autres, nous n'avons pas changé d'euros sur le bateau ; on n'a déjà pas assez d'euros pour la semaine et on peut tirer facilement des dirhams dans un distributeur. Mais allez expliquer ça au guichet de l'autoroute... Il pourrait prévenir que la seule route sortant du port était payante ! En fait on aurait pu aller demander à une des 500 4L derrière nous de nous prêter 35 dirhams si seulement Arthur ne s'était pas précipité sur la sortie qui était juste avant le péage pour essayer de trouver un distributeur, avant de monter sur l'autoroute.
Enfin on s'en est sortis en changeant quelques euros au ... Guichet de l'autoroute. On a pu trouver ensuite sans vraiment de problèmes un distributeur dans la première grande ville sur notre itinéraire.
Par miracle la 4L roule toujours, sur trois cylindres. On était même contents de passer les cols en première mais à la même vitesse ou presque que la voiture devant nous. Bon on a un peu déchanté en retrouvant cette voiture au PC mécanique le soir au bivouac...
Mais on est passés, c'est le principal ! En arrivant au bivouac on a commencé par décharger le matériel médical et informatique, ça libère enfin de la place (mais pas vraiment de poids), on va pouvoir ranger nos affaires ! On décharge les fournitures scolaires demain soir seulement ; merci maman pour les 30kg de papier :-) (pas besoin de préciser laquelle, ça s'adresse aux deux)).
Et puis on va directement au PC mécanique, on plantera la tente plus tard, si on a le temps de dormir. Avec l'aide d'un mécanicien on conclu assez vite que c'est un problème avec une soupape d'échappement (enfin le mécano avec notre aide pour tenir la lampe (encore que Louis n'est pas vraiment prêt pour son badge "teneur de lampe" ^^)). Reste a savoir ce que l'on fait, soit on déculasse pour changer juste la soupape, soit on change toute la culasse. De toute façon il faut attendre le camion "renov 4L" qui vend beaucoup de pièces d'occasion. Pendant ce temps on va profiter d'un bon diner, chaud, c'est le principal, il fait déjà dans les -5 sur notre plateau.
En revenant notre cher mécano a pu emprunter un compressomètre : verdict sans appel, un cylindre avec plus aucune compression, deux vraiment mauvais et un potable. C'est très mauvais mais c'est surtout bizarre, et puis finalement on démonte de nouveau le cache culbuteur pour vérifier ce qui normalement avait déjà été vu hier à Algeciras.
Diagnostic : les culbuteurs sont tous réglés n'importe comment. Une petite demi-heure pour affiner les réglages des culbuteurs et le moteur est comme neuf ! Encore pas mal de choses à remonter mais a minuit on peut enfin se coucher, même plus vraiment fatigués, car on se préparait à une nuit de bricolage dans le froid...
On est contents de pouvoir récupérer !!
Louis et Arthur
Désolée, j'ai mis un commentaire sur l'épisode 1: il y a les doués et les autres...
RépondreSupprimerL'important, c'est de se lancer et d'essayer, bon esprit n'est ce pas Louis ?!
Elisabeth
chou tu ne sais pas tenir un lampe ? je savais pas que tu faisais le 4L trophy! kiffe bien!
RépondreSupprimerProfite bien Louis, tu ne rate pas grand chose du séminaire de management de projet :)
RépondreSupprimerBon courage en tout cas pour toutes vos pannes!