Première nuit dans le sable, au réveil Louis ne se sent pas bien, déshydration, il ne verra pas grand chose de la journée.
On a choisi de partir plutôt tard, de toute façon à priori on n'a rien à faire au bivouac ce soir (hum...). On rejoint rapidement la piste, les secousses supplémentaires ne plaisent pas beaucoup à Louis...
Notre plaque de protection avant n'était pas bien fixée (pas du tout a l'arrière en fait), et les chocs la font descendre : elle commence à trainer un peu par terre. Après quelques kilomètres la plaque est en mode dameuse, on prépare la piste pour les suivants :-). On finit par craquer, le bruit devient trop fatigant et on s'arrête pour essayer de la retordre. Impossible, même en levant la voiture avec le cric sous la plaque et en sautant dessus... On profite de cet arrêt pour s'apercevoir qu'une de nos roues n'a pas adoré une pierre et que le pneu fait un peu la tête. On sort donc notre deuxième roue de secours, ça deviendrait presque une habitude. On repart ensuite, on est obligés de trainer la plaque jusqu'au bivouac.
C'était une très bonne idée jusqu'à ce qu'Arthur passe la marche arrière... La plaque s'est plantée dans le sol, la voiture est passée par dessus pour replier la plaque en U. Maintenant on est en mode pelleteuse, parfait.
Impossible de démonter la plaque, elle est fixée avec 4 vis qui tiennent le moteur et il faudrait la nuit et au moins trois lames de scie a métaux pour couper la partie qui nous bloque. Reste plus qu'à attendre un 4x4 de l'assistance avec un groupe électrogène et une disqueuse... Et évidemment ce genre de 4x4 a beaucoup de travail. Ils finissent par arriver un peu après le coucher du soleil (finalement on a passé un bon moment, à l'ombre derrière la voiture, ensuite on a assisté à un superbe coucher de soleil dans le désert).
Une fois notre plaque sciée on a pu repartir en convoi derrière une 4L remorquée par un 4x4 (on n'est pas les plus malheureux...). Mais un 4x4, même avec une 4L à trainer, ça passe mieux qu'une 4L dans le sable, le 4x4 nous a vite semés et on s'est retrouvés perdus avec deux autres 4L au milieu du désert (on n'était pas les seuls, il y avait sans doute encore 200 4L et une vingtaine de 4x4 a 30km a la ronde). On a choisi un gyrophare qui semblait aller dans la bonne direction et on a un peu accéléré pour le rejoindre. Puis il s'est mis à tourner en rond, on est évidemment tomber sur un 4x4 sans GPS... La direction à prendre était facile à choisir, on voyait bien un gros groupe de phares qui semblait être le convoi à rejoindre mais tracer un azimut brutal dans le désert est le meilleur moyen de tomber dans un trou de la taille de notre 4L ; donc on a tourné un peu en rond avant de réussir à rejoindre le convoi. Une fois en file indienne derrière un GPS, ce n'est pas tellement mieux, la poussière soulevée par les voitures nous empêche de voir a plus de 5 mètres, et chacune des 100 voitures de la file s'enlise a chaque banc de sable. Évidemment les rares équipages qui voient venir le sable (une dizaine de paires de phares arrêtés en vrac ce n'est pas bon signe) arrivent plein gaz alors que des personnes à pied trainent un peu partout pour déblayer et pousser les voitures. On est contents d'avoir les gilets jaunes finalement...
Au bout d'un certain temps on arrive à la grande piste, pas de bitume bien sûr, mais plus de bancs de sable. Quelqu'un avec un t-shirt "organisation" annonce que les voitures roulantes peuvent partir, on ne se le fait pas dire trois fois, si on devait attendre les dernières voitures on ne dormait pas de la nuit. Arrivés au bivouac à 0h30, il nous reste plus qu'à détordre la plaque et à la refixer.
Après un certain nombre de délicats coups de masse, la plaque reprend une forme à peu près plate. En usant et abusant des vis que nous offre le PC méca, on réussit à tout visser, en faisant un raccord pour réunifier les deux parties séparées par la disqueuse du mécano sur la piste.
Mais on a beau essayer, impossible de l'attacher à l'arrière, la plaque arrive vraiment au mauvais endroit. (bon ok, on est des guignols, mais on pensait que ça tiendrait autant que la première fois (au moins 3 jours de pistes avant qu'elle ne frotte par terre, largement suffisant, et puis l'heure avancée (4h30) était un très bon argument en faveur du "on va se coucher").
Avant de partir du pc méca on vérifie quand même le niveau d'huile dans notre boîte de vitesses, elles semblent de plus en plus pénibles à passer. On demande à un mécano : boulon à gauche de la boite, on dévisse, tout sec. On passe donc une bonne petite demi heure à chercher quelqu'un avec de l'huile de boîte, le camion de pièces détachées n'en a plus à vendre ; on injecte l'huile dans la boite et on repart se coucher satisfaits (petit spoiler : deux jours après on apprend que ce boulon n'était pas le bon, on ne sait pas où on a injecté de l'huile...)
Arthur et Louis
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire