samedi 26 février 2011

S01E09

Second day !

Levés a 6h, on plie la tente, on fait nos sacs, à 6h22 le moteur démarre !!
6h24, on se pose sur une dune (apparemment de face ça passe pas ; ce n'est pas comme si elle était annoncée dans le roadbook cette dune. Mais en même temps lire le roadbook à 6h23 était un peu beaucoup en demander, on est tous les deux assis confortablement dans la voiture et le chemin c'est tout droit, autant rattraper le sommeil manquant non ?...)

10 minutes pour descendre de cette dune, on perd notre plaque arrière dans la bataille. On est maintenant tout nus (sans plaques). Prochain banc de sable 10 mètres plus loin, c'est pour nous !!
Résultats des courses on a fait 100 mètres en 35 min, la journée commence bien !

2 km plus loin, premier virage, on croise une voiture qui vient de perdre sa ligne d'échappement, on s'arrête et on leur souhaite bonne chance en leur disant que c'est pas bien grave !
On repart, nouveau banc de sable 500 mètres plus loin, on s'enlise un peu mais rien de méchant, ah si on s'aperçoit qu'on a perdu notre ligne d'échappement mais on ne sait pas où...
On revient en arrière pour la retrouver, elle est introuvable. On recroise la voiture qui a perdu elle aussi sa ligne et on lui demande si par hasard elle n'aurait pas vu la nôtre en même temps.
Réponse : non
On revient encore sur nos pas, ah une ligne d'échappement, on la met dans le coffre (encore 10 km et on a toute la 4L en pièces détachées dans le coffre...) et on retourne à coté de l'autre équipage pour un petit atelier Mac Gyver, 20 cm de fil de fer, un pot d'échappement qui fuit à reposer... On en reposera finalement qu'une partie, c'est bien suffisant.

Bilan : Il est 8h et on a seulement fait 2km.

8h45, on passe un oued très difficile, près de 30 minutes dedans...

11h, on est perdus, on est avec 6 autres voitures on ne sait plus où aller...
12h, on croise une voiture de l'organisation, on lui montre le parcours qu'on a fait, et ils nous disent que ça fait 20 km qu'on tourne en rond... On découvre que le village où on est est celui qu'on a traversé à 10h...

12h45 on s'arrête pour aider une voiture, de notre coté on a un peu de mal à passer les vitesses. En ouvrant leur capot on voit qu'elles ont surtout un cardan cassé, comme elles ont a peu près une 4L de rechange dans le coffre il suffit de le remplacer. Mouais, on va attendre le méca piste qui a a 10 minutes, ça n'a pas l'air si facile que ça.

14h on repart, maintenant on sait changer un cardan, ça pourrait nous servir rapidement :-( ; on apprend aussi au passage qu'on a pas mis de l'huile de boite au bon endroit il y a deux jours :-), c'est dommage, si les vitesses ne passaient pas a cause de ça on aurait pu réparer.
A partir de maintenant on ne s'arrête plus, on a vraiment du retard... On traverse l'enfer des cailloux (dixit roadbook), on a un peu peur pour la voiture. On sort enfin de la piste vers 18h30 puis on prend la route (enfin du goudron, fini les cailloux !). Ne vous inquiétez pas, même s'il ne nous reste que 350 km de route l'organisation nous indique qu'il faut au moins 6h pour les faire, c'est de la route de montagne...

A Zagora, la direction de la voiture ne répond plus, normal on a une nouvelle fois crevé, on a bien fait de prendre une troisième roue de secours et de réparer la première jante qu'on a abimée...

Arrivée à Ouarzazate vers 20h, puis on traverse deux cols pour arriver à Marrakech vers 1h, enfin on y est !!!
On a quand même mis 30 minutes pour trouver notre hôtel, merci les indications foireuses du roadbook, et il faut encore récupérer et remplir les fiches de police avant de récupérer notre précieuse clé de chambre !

Demain, samedi, on dort et on profite de l'hôtel, on prendra aussi le temps de visiter la Medina, on ira le soir à la soirée de remise des prix et dimanche matin on prend la route pour Tanger : encore une bonne journée de route avant de prendre le bateau dimanche soir. On essayera ensuite de rentrer le plus vite possible sans s'endormir au volant... Arrivée à Paris pas avant lundi soir, sans doute dans la journée de mardi.

Arthur et Louis

S01E08

Étape Marathon ! (sur deux jours)
Timerzif --> Marrakech

First day !

Réveil 9h avec un gros petit dej pour prendre des forces !
Départ 10h !
Au programme :
222 km de piste (chemins de terre délicatement saupoudrés de cailloux/pierres suffisamment lourdes pour plier la voiture...) puis 357 km de route !

Nous partons joyeux avec notre plaque avant fraichement fixée !! Notre joie s'estompe rapidement car le chemin est semé d'embuches (sous forme de bancs de sable) !
10h20 : premier enlisement
10h32 : on aide 2, 3, 4 voitures à sortir du sable
10h51 : deuxième enlisement, on a besoin d'aide la voiture est bien ensablée. On emprunte des plaques de désensablage car sinon impossible de sortir !

11h30 : on a fait 12 km, la journée s'annonce plus que sportive !

12h : notre plaque avant toujours pas fixée à l'arrière fait grise mine, elle se rapproche de plus en plus du sol !

13h15 : elle touche le sol et nous sommes obligés de la retirer, nous sommes complètement abattus, tout le travail de cette nuit s'est avéré inutile et nous avons maintenant peur pour la voiture (il n'est plus question de taper une seule fois avec la voiture sinon on risque de faire le retour en train)

14h : on ne compte plus les ensablements, ainsi que les équipages que nous avons aidés / qui nous ont aidés !

16h : c'en est trop, pause Benco et biscuits (et jambon pour Louis) !
Petit calcul de l'itinéraire qu'il nous reste à parcourir : aïe on a fait que 23 km ! C'est la cata cata catastrophe

Bon, on met la gomme c'est parti (autant qu'on peut sans les plaques).
On a un peu de mal à trouver notre chemin, un 4x4 "méca piste" passe, parfait on les suit !

Après 30 km à essayer de les suivre tant bien que mal, ils s'arrêtent et nous demandent si nous savons où nous sommes (on vous suit, on a l'air de savoir ?). On n'est plus du tout sur la bonne route, on repart en arrière.

Pour rattraper tout ce temps perdu on décide d'accélérer la cadence, manque de chance quelques gros cailloux sont sur notre chemin et c'est la roue avant droite qui prend... Crevaison !
3 minutes 22 pour changer la roue, qui dit mieux ?
Il fait presque nuit et on a interdiction de rouler dès que le soleil est couché, on parvient à faire 40 km en 1 heure (la route était plutôt bien dégagée) puis on s'arrête avec d'autres participants pour la nuit !

On fait un petit feu pour notre diner, au menu raviolis et crème Mont blanc, ça rappelle des souvenirs (on met les deux boites de conserves de raviolis dans le feu et c'est parti !). Cuisson parfaite, nous dégustons notre délicieux diner près du feu !

Nous nous couchons vers 23h car demain de nombreux kilomètres nous attendent...

Arthur et Louis

S01E07

Première nuit dans le sable, au réveil Louis ne se sent pas bien, déshydration, il ne verra pas grand chose de la journée.
On a choisi de partir plutôt tard, de toute façon à priori on n'a rien à faire au bivouac ce soir (hum...). On rejoint rapidement la piste, les secousses supplémentaires ne plaisent pas beaucoup à Louis...
Notre plaque de protection avant n'était pas bien fixée (pas du tout a l'arrière en fait), et les chocs la font descendre : elle commence à trainer un peu par terre. Après quelques kilomètres la plaque est en mode dameuse, on prépare la piste pour les suivants :-). On finit par craquer, le bruit devient trop fatigant et on s'arrête pour essayer de la retordre. Impossible, même en levant la voiture avec le cric sous la plaque et en sautant dessus... On profite de cet arrêt pour s'apercevoir qu'une de nos roues n'a pas adoré une pierre et que le pneu fait un peu la tête. On sort donc notre deuxième roue de secours, ça deviendrait presque une habitude. On repart ensuite, on est obligés de trainer la plaque jusqu'au bivouac.

C'était une très bonne idée jusqu'à ce qu'Arthur passe la marche arrière... La plaque s'est plantée dans le sol, la voiture est passée par dessus pour replier la plaque en U. Maintenant on est en mode pelleteuse, parfait.
Impossible de démonter la plaque, elle est fixée avec 4 vis qui tiennent le moteur et il faudrait la nuit et au moins trois lames de scie a métaux pour couper la partie qui nous bloque. Reste plus qu'à attendre un 4x4 de l'assistance avec un groupe électrogène et une disqueuse... Et évidemment ce genre de 4x4 a beaucoup de travail. Ils finissent par arriver un peu après le coucher du soleil (finalement on a passé un bon moment, à l'ombre derrière la voiture, ensuite on a assisté à un superbe coucher de soleil dans le désert).

Une fois notre plaque sciée on a pu repartir en convoi derrière une 4L remorquée par un 4x4 (on n'est pas les plus malheureux...). Mais un 4x4, même avec une 4L à trainer, ça passe mieux qu'une 4L dans le sable, le 4x4 nous a vite semés et on s'est retrouvés perdus avec deux autres 4L au milieu du désert (on n'était pas les seuls, il y avait sans doute encore 200 4L et une vingtaine de 4x4 a 30km a la ronde). On a choisi un gyrophare qui semblait aller dans la bonne direction et on a un peu accéléré pour le rejoindre. Puis il s'est mis à tourner en rond, on est évidemment tomber sur un 4x4 sans GPS... La direction à prendre était facile à choisir, on voyait bien un gros groupe de phares qui semblait être le convoi à rejoindre mais tracer un azimut brutal dans le désert est le meilleur moyen de tomber dans un trou de la taille de notre 4L ; donc on a tourné un peu en rond avant de réussir à rejoindre le convoi. Une fois en file indienne derrière un GPS, ce n'est pas tellement mieux, la poussière soulevée par les voitures nous empêche de voir a plus de 5 mètres, et chacune des 100 voitures de la file s'enlise a chaque banc de sable. Évidemment les rares équipages qui voient venir le sable (une dizaine de paires de phares arrêtés en vrac ce n'est pas bon signe) arrivent plein gaz alors que des personnes à pied trainent un peu partout pour déblayer et pousser les voitures. On est contents d'avoir les gilets jaunes finalement...

Au bout d'un certain temps on arrive à la grande piste, pas de bitume bien sûr, mais plus de bancs de sable. Quelqu'un avec un t-shirt "organisation" annonce que les voitures roulantes peuvent partir, on ne se le fait pas dire trois fois, si on devait attendre les dernières voitures on ne dormait pas de la nuit. Arrivés au bivouac à 0h30, il nous reste plus qu'à détordre la plaque et à la refixer.

Après un certain nombre de délicats coups de masse, la plaque reprend une forme à peu près plate. En usant et abusant des vis que nous offre le PC méca, on réussit à tout visser, en faisant un raccord pour réunifier les deux parties séparées par la disqueuse du mécano sur la piste.
Mais on a beau essayer, impossible de l'attacher à l'arrière, la plaque arrive vraiment au mauvais endroit. (bon ok, on est des guignols, mais on pensait que ça tiendrait autant que la première fois (au moins 3 jours de pistes avant qu'elle ne frotte par terre, largement suffisant, et puis l'heure avancée (4h30) était un très bon argument en faveur du "on va se coucher").

Avant de partir du pc méca on vérifie quand même le niveau d'huile dans notre boîte de vitesses, elles semblent de plus en plus pénibles à passer. On demande à un mécano : boulon à gauche de la boite, on dévisse, tout sec. On passe donc une bonne petite demi heure à chercher quelqu'un avec de l'huile de boîte, le camion de pièces détachées n'en a plus à vendre ; on injecte l'huile dans la boite et on repart se coucher satisfaits (petit spoiler : deux jours après on apprend que ce boulon n'était pas le bon, on ne sait pas où on a injecté de l'huile...)

Arthur et Louis

S01E06

Ça devient une habitude, on prévoit un réveil à 6h15, réveil mis à 6h15, sur un portable a l'heure française. On se réveille, se rendort sans faire exprès après avoir éteint le réveil, puis on se réveille de nouveau à 6h30 heure marocaine, niquel !
On a choisi de partir tôt parce qu'on nous a annoncé des douches à l'arrivée (évidemment on écrit ça après coup, pas facile d'être enthousiastes... Vous verrez).
Encore quelques kilomètres de route avant de rejoindre la piste. En passant dans un petit village on essaye, pour rigoler, de voir si on attrape un wifi en passant ; et ça marche ! On s'arrête donc pour poster deux articles qui attendaient. Mais en voulant repartir on cale rapidement ; on s'arrête sur le bord de route et on ouvre le capot... Grossière erreur, les marocains courent vite enfiler leurs déguisements de mécaniciens et s'approchent dangereusement de notre moteur. Il a fallu les repousser un peu violemment lorsqu'ils ont commencé à essayer de faire des courts-circuits un peu partout pour "tester" les pièces. Finalement on vient nous aider et on redémarre en poussant la voiture.
En arrivant au Check point d'entrée de piste un 4x4 "Méca-piste" est la, ce sont ceux qui sont censés nous aider pour les problèmes mécaniques sur la piste. On s'arrête donc pour ... repartir tout de suite, tant que la voiture roule, aucune chance qu'ils nous aident.
On roule donc, on cale dans le premier bac de sable : impeccable pour pousser et redémarrer... On s'en sort avec un peu d'aide mais la voiture devient de plus en plus difficile à démarrer, même en poussant, et après encore un ou deux démarrages manuels la 4L boude et ne veux plus bouger. On essaye de réparer, sans succès (échecs semi totaux pour certains), heureusement un autre participant vient nous apprendre à régler les vis platinées et on repart sans problèmes. On a quand même bien accroché notre pot d'échappement en poussant la voiture pour la faire remonter sur une route de pierres, il tient avec du fil de fer, on verra ça ce soir.
L'attraction de la journée était normalement les dunes de sable, à passer en voiture : on nous oriente vers un parcours, on fait une petite boucle en suivant la file de voitures, on évite un ou deux petits tas de sable (50 cm) et on nous oriente vers ... la sortie. Ah, les dunes c'était ce qu'on évitait soigneusement... (en fait on a cru jusqu'au bivouac qu'on avait raté le Check point dunes et qu'on n'avait pas fait le parcours).
On arrive finalement à Merzouga, c'est ici qu'on décharge les fournitures scolaires. On dépose rapidement nos cartons, quelques photos et on va directement au PC méca, voir ce qu'on prend pour réparer notre pot. Pas la peine de demander de l'aide aux mécanos, ici aussi ils ne touchent qu'aux voitures qui ne roulent plus. En plus le camion qui vend des pièces n'a pas le silencieux qu'il nous faut : tant pis, on change tout, pour mettre le pot dans l'aile, comme ça plus aucune chance de l'accrocher sur les cailloux. Reste à le monter... Enfin d'abord démonter ce qu'il reste de l'autre, rien d'évident vu la rouille.
Une heure de marteau/dégrippant plus tard on finit par réussir à tout sortir. On pose rapidement le nouveau pot mais on n'a pas de vrais colliers pour tout attacher, après en avoir longuement cherché on finit par tout serrer avec des colliers à durites, reste à prier pour que ça tienne...
On finit d'ailleurs cette réparation de nuit parce que nous nous sommes bien sûr interrompus pour assister à la "cérémonie de remise des dons" : un beau discours de la présidente de Enfants du Désert et surtout une petite chanson préparée et chantée par les enfants du village (on notera un raté avec une très légère désynchronisation entre la sono et celui qui faisait semblant de faire de la guitare, Xavier, on a retrouvé ton prof !). On a la bande son, on la postera quand on pourra.
Ensuite nous avons pu passer un peu de temps avec les enfants, nous leur avons remis des cartables. Les enfants nous avaient gentiment fait des dessins qu'ils nous donnaient en échange du cartable. Ce temps d'échange avec les enfants était vraiment très fort même s'il y avait beaucoup de monde pour peu d'enfants lors de la cérémonie. On voyait leurs yeux pétiller et des grands sourires se dessinaient sur leurs visages dès qu'ils enfilaient leurs cartables.
Cette année l'association a pu récolter plus de 82 tonnes de fournitures grâce à tous les participants ! (contre 78 l'année dernière)

Après cette belle cérémonie et après avoir fini de bricoler (on en a profité pour réparer une roue dont la jante n'était plus très ronde, on la retord, regonfle et repose dans la foulée), nous nous dirigeons vers les douches, mais en voyant la queue on préfère d'abord aller dîner. Et en revenant à la douche, miracle, presque plus de queue ! Ah c'est parce que la douche est froide. Tant pis, il parait qu'on est scout et que ça ne devrait pas nous gêner... Mouais, la douche perd quand même un peu de son intérêt du coup, vu qu'on n'est pas vraiment écrasés par la chaleur dehors (enfin on s'est quand même lavés...)

Arthur et Louis

Saison 1 épisode 5

Étape 2 : Enjil --> Errachidia

Lever prévu à 6h15, pour un départ à 7h !!! Le réveil sonne, nous sommes extrêmement fatigués et personne n'a envie de se lever car nous nous sommes couchés tard la veille (Arthur n'entend d'ailleurs pas le réveil qui est pourtant volume 22 !!). Finalement nous trainons 2 ou 3 min (en réalité nous finissons par nous rendormir, puis Louis se réveille à 7h15 (heure de l'iPhone d'Arthur) en sursaut et réveille en trombe Arthur en lui disant qu'on est en retard et qu'il faut s'activer. 

2 minutes plus tard...
Louis : "tu as mis ton iPhone à l'heure marocaine ?"
Arthur (toujours complètement endormi) : "comment ça ?"
Louis : "c'est moins une heure au Maroc"
Arthur : "ah, non je l'ai pas changé !"

Coup de chance nous sommes donc dans les temps ! (ces heures de départ sont à titres indicatives et ne sont pas à respecter à la lettre). Je vous rappelle qu'il faisait vraiment très froid ce jour là, entre -5 et -10 au réveil, ce fut très difficile de sortir du lit (enfin de la tente).


Aucun problème mécanique pendant la journée, la voiture a retrouvé toute sa puissance pour notre plus grand bonheur ! Nous nous arrêtons pour ramasser du bois sur le bord de la route afin de nous faire un bon feu ce soir !! 

Nous arrivons vers 19h sur le bivouac d'Errachidia, nous retrouvons quelques amis puis nous allons diner avec eux !
Ensuite nous passons une petite soirée devant le feu mais nous ne veillons pas tard ce soir là, nous en profitons pour récupérer !

Arthur et Louis

mardi 22 février 2011

Saison 1 épisode 4

Lever à 3h30, enfin réveil à 3h30... Évidemment il pleut et le sol est une énorme flaque de boue dans laquelle baigne notre tente... On range rapidement nos affaires trempées que l'on tasse dans la voiture (heureusement rangée la veille), et on essaye de sortir du campement. Rien de mieux qu'un petit bain de boue pour se réveiller (enfin pour Louis, c'est lui qui poussait). Et après finalement plutôt peu d'échecs on finit par réussir à partir pour le port. On retrouve rapidement une file de 4L qui nous rappelle un peu trop le périph parisien...
A 5h, on se gare sur le parking du port. On a eu beaucoup de chance, un des premiers bateaux à partir n'était pas assez plein, donc ils ont choisi notre file pour le remplir, grillant quelques centaines de mètres de queue. On est donc arrivés assez tôt au Maroc, vers 10h.

Contrairement à (presque ?) tous les autres, nous n'avons pas changé d'euros sur le bateau ; on n'a déjà pas assez d'euros pour la semaine et on peut tirer facilement des dirhams dans un distributeur. Mais allez expliquer ça au guichet de l'autoroute... Il pourrait prévenir que la seule route sortant du port était payante ! En fait on aurait pu aller demander à une des 500 4L derrière nous de nous prêter 35 dirhams si seulement Arthur ne s'était pas précipité sur la sortie qui était juste avant le péage pour essayer de trouver un distributeur, avant de monter sur l'autoroute.
Enfin on s'en est sortis en changeant quelques euros au ... Guichet de l'autoroute. On a pu trouver ensuite sans vraiment de problèmes un distributeur dans la première grande ville sur notre itinéraire.

Par miracle la 4L roule toujours, sur trois cylindres. On était même contents de passer les cols en première mais à la même vitesse ou presque que la voiture devant nous. Bon on a un peu déchanté en retrouvant cette voiture au PC mécanique le soir au bivouac...
Mais on est passés, c'est le principal ! En arrivant au bivouac on a commencé par décharger le matériel médical et informatique, ça libère enfin de la place (mais pas vraiment de poids), on va pouvoir ranger nos affaires !  On décharge les fournitures scolaires demain soir seulement ; merci maman pour les 30kg de papier :-) (pas besoin de préciser laquelle, ça s'adresse aux deux)).
Et puis on va directement au PC mécanique, on plantera la tente plus tard, si on a le temps de dormir. Avec l'aide d'un mécanicien on conclu assez vite que c'est un problème avec une soupape d'échappement (enfin le mécano avec notre aide pour tenir la lampe (encore que Louis n'est pas vraiment prêt pour son badge "teneur de lampe" ^^)). Reste a savoir ce que l'on fait, soit on déculasse pour changer juste la soupape, soit on change toute la culasse. De toute façon il faut attendre le camion "renov 4L" qui vend beaucoup de pièces d'occasion. Pendant ce temps on va profiter d'un bon diner, chaud, c'est le principal, il fait déjà dans les -5 sur notre plateau.
En revenant notre cher mécano a pu emprunter un compressomètre : verdict sans appel, un cylindre avec plus aucune compression, deux vraiment mauvais et un potable. C'est très mauvais mais c'est surtout bizarre, et puis finalement on démonte de nouveau le cache culbuteur pour vérifier ce qui normalement avait déjà été vu hier à Algeciras.
Diagnostic : les culbuteurs sont tous réglés n'importe comment. Une petite demi-heure pour affiner les réglages des culbuteurs et le moteur est comme neuf ! Encore pas mal de choses à remonter mais a minuit on peut enfin se coucher, même plus vraiment fatigués, car on se préparait à une nuit de bricolage dans le froid...

On est contents de pouvoir récupérer !!

Louis et Arthur

Saison 1 épisode 3

Madrid --> Algeciras = 550 km

Réveil 7h00... Levés 7h30 douche puis un très bon petit déjeuner histoire de bien commencer la journée !!

Petite frayeur au départ, la voiture ne démarre pas. Après plusieurs essais on finit par y arriver. 500 mètres plus loin nous sommes face à une petite montée, la voiture cale. Il nous faudra 5 minutes pour redémarrer.
Après ces premières péripéties, la voiture est lancée et nous roulons jusqu'à Grenada sans encombre.

Première pause dans une grande station service qui a un Wifi (merci l'iPhone), grâce auquel vous avez eu le droit à l'épisode précédent.

A chaque nouvelle montée la 4L semble peiner un peu plus, mais on ne s'inquiète pas trop, c'est sans doute la même bougie qu'hier qui refait des siennes. "On réglera ça ce soir avec les bons outils."
Finalement on arrive à 17h30 à Algeciras, avec deux heures de retard... Retomber à 40km/h à chaque montée prend tu temps finalement.
On a donc raté le "briefing général". Selon le carnet de route on a donc un "retard insurmontable pour le reste de la semaine" ; selon des amis présents on a plutôt évité de perdre du temps...
On choisit d'aller rapidement au supermarché pour acheter enfin notre nourriture pour les déjeuners de la semaine (petits dejs et dîners sont quasiment tous fournis par l'organisation) ; et en rentrant on prend cinq minutes pour resserrer rapidement notre bougie... Deux heures après le mécanicien du 4L Trophy n'a plus d'idées pour réparer et nous conseille de tenter de faire la première étape au Maroc sur trois cylindres [détails méca : allumage ok, étincelles sur la bougie (qui est neuve), tige de culbu ok].
On repart la mort dans l'âme pour essayer de se reposer un peu ; mais le champ est labouré par le passage de mille 4L, et les tentes plantées au petit bonheur la chance n'aident pas, on finit par s'enliser dans la boue. Mais rapidement d'autres participants nous tirent hors de nos ornières ; on va tenter un autre chemin avec notre 4L nouvellement repeinte :-) !
On a fini par réussir à rejoindre la tente qu'on avait lancée (ah, ces tentes 2") un peu plus tôt. Reste plus qu'à refaire le coffre pour faire rentrer nos courses. Vers 1h30 on réussi enfin a aller nous coucher. Demain lever 3h30 pour le ferry. Niquel...

Louis et Arthur

PS1 : le frein a main c'est Arthur !
PS2 : Nous noterons aussi que Louis a appris du vocabulaire aujourd'hui :
- tête de delco
- cache culbu


N'hésitez pas à poster des commentaires, ça nous fait plaisir d'avoir vos réactions !!!

samedi 19 février 2011

Saison 1 épisode 2 !

Previously on 4L trophy !
Jeudi 17 février, nous avons passé la nuit à Angoulême chez la cousine de Louis. Le départ le lendemain était prévu à 8h30...

Au programme : Angoulême --> Madrid

Levés à 9h pour un départ à 9h30, nous devons trouver le garage indiqué par Mathieu afin de monter notre plaque de protection arrière pour le réservoir.
On a fini par trouver le garage à 10h30, le garagiste très sympa nous met tous les outils dont nous avons besoin à disposition. Cependant nous nous apercevons que notre plaque n'est pas totalement adaptée à notre voiture et les points d'attaches se font rares (trop rares !!). Après mûre réflexion [jusqu'à 13h :-)] nous trouvons enfin la solution (à nous les rivets) !! En 30 minutes notre plaque est posée et nous sommes prêts à partir (après avoir rajouté une roue de secours dans notre coffre qui était initialement sous la voiture et que nous ne pouvions remettre à cause de la plaque de protection ! Si on nous avait dit, au départ, qu'on pouvait mettre une roue de secours en plus dans notre coffre on n'y aurait pas cru !)

On repart, après quelques centaines de mètres l'odeur de brulé devient trop forte, on s'arrête... pour enlever le frein à main !! :-)

Sans le frein à main, nous avons très bien roulé jusqu'à San Sebastien, puis c'est en prenant de l'essence que nous sommes tombés devant sept 4L (capots ouverts) ! Un autre participant mécanicien s'est dévoué pour réparer toutes les 4L en pannes.
A ce moment là nous n'avons pas besoin de la carte mécanicien...
Nous reprenons la route (très vallonnée), c'est alors que le combat les côtes vs 4L commence : les premiers rounds sont aisément remportés par la 4L mais c'est sans compter sur l'acharnement de l'adversaire qui a un physique redoutable ! Nous réussissons tout de même à vaincre notre adversaire à l'usure, en jouant petit bras sur la fin, seconde à 40km/h (oui c'était de l'autoroute).
Petite escale à Burgos pour reprendre de l'essence et s'apercevoir que nous roulons avec 3 bougies sur 4 [Ah c'était donc ça le petit bruit :-)] ! Sans clé à bougies nous avons mis 45 min pour la changer. Louis a essayé de s'illustrer en espagnol, mais comment dit on clé à bougies déjà :-) ?

Retour sur l'autoroute et à notre grande surprise, une 4L était échoué sur la bande d'arrêt d'urgence (mais comment une voiture aussi solide peut elle tomber en panne ?). En tant que bons scouts nous nous sommes arrêtés, mais en tant que mauvais mécaniciens on n'a pu que constater. C'était deux filles belges qui apparemment avaient fait surchauffer leur moteur (pour eux: 4L 0 vs Les côtes 1), on espère qu'elles auront un second round, mais c'est pas gagné !
Nous reprenons la route 15 minutes plus tard, nous entamons un petit jeu pour nous distraire : A quelle heure arriverons nous ?
Louis = 00h22
Arthur = 01h00

En fait perdu --> 02h30 (pas très drôle comme jeu) !

Entre temps vers minuit la police effectuait un contrôle sur l'autoroute (toutes les voitures devaient s'arrêter), ils ont bien rigolé en voyant notre voiture et son chargement.

A l'arrivée hier soir, nous nous sommes trompés de maison et nous avons donc réveillés un couple en sonnant chez eux (ils n'étaient pas ravis).

15 minutes plus tard nous avons trouvé la très belle maison des amis des parents d'Arthur et nous avons été extrêmement bien reçus (le souper était délicieux) !
On ne les remerciera jamais assez !

Programme de la journée de demain :
- Madrid --> Algeciras = 550 km (arrivée espérée 15h)
- Faire quelques courses

Arthur et Louis

jeudi 17 février 2011

Day one (Saison 1 épisode 1)

17 février 2011 => Départ du 4L Trophy au stade de France


Après avoir brillamment passé les vérifications administratives et techniques la veille ; le jour que nous attendions est enfin arrivé ! 
Le rendez-vous était ce matin prévu entre 10h30 et 11h30, en tant que bons élèves nous sommes arrivés vers 12h15 :-) ! Il faut dire que le chargement de la voiture fut épique car avec trois roues de secours, trois cartons de fournitures, deux cartons de chaussures de sport, du matériel médical ainsi que du matériel de campisme et nos outils ; il ne restait pas beaucoup de place pour nos affaires.

Après réflexion notre voiture est peut être un peu trop basse... Trop tard on est déjà à Angoulême
Oui, nous ne dormons pas plus loin qu'Angoulême ce soir : nous sommes partis dans les derniers du stade de France (pourtant on avait vraiment tout fait pour être dans les premiers...), vers 14h, puis nous avons du aller jusqu'à Melun pour acheter les quelques pièces de rechanges qui nous paraissaient indispensables pour espérer terminer ce raid... Et puisque notre voiture ne peut pas vraiment profiter des limitations de vitesse à 130km/h sur l'autoroute, nous avons choisi de payer le moins possible de péage, et de visiter ainsi tous les villages le long de la N20 (très typique).

Nous avons retrouvé ce soir en arrivant à Angoulême un ami qui nous a gentiment donné quelques conseils pour notre voiture (merci Mathieu !) puis nous avons l'immense honneur et privilège d'être accueillis par la cousine de Louis dans son chaleureux studio (on est bien content de ne pas dormir dehors car il fait un tout petit peu froid!)

Pour la journée de demain le programme est très chargé :
- Passage chez un garagiste aux aurores pour fixer une plaque de protection sur notre réservoir
- Angoulême --> Madrid = 800 km (!!)
- Supporter Arthur un jour de plus :-)

A demain pour de nouvelles aventures

PS : un grand Merci à Agnès !